1. La lumiĂšre comme les gens la portent : humaine, fragile, bouleversante
Photographier, pour moi, ce nâest pas manipuler la lumiĂšre. Câest la dĂ©couvrir dans les gens.
Elle nâest pas seulement technique. Elle est Ă©motionnelle. Câest la lueur dans un regard discret, dans une main posĂ©e doucement sur une Ă©paule, dans un rire partagĂ© Ă voix basse, dans un geste pour ajuster une robe ou un costume.
La lumiĂšre que je cherche ne se crĂ©e pas : elle se rĂ©vĂšle. Elle est lĂ , dans lâamour, dans lâamitiĂ©, dans les liens invisibles. Je me tiens en retrait, jâobserve, jâĂ©coute sans bruit⊠et je dĂ©clenche.
2. Les prĂ©paratifs : ce moment suspendu oĂč tout retombe
On nâen parle pas assez.
Mais les prĂ©paratifs des mariĂ©s, ce nâest pas juste âavant le dĂ©butâ. Câest un moment Ă part.
Un moment de relĂąche.
Pendant des semaines, on a couru, organisĂ©, rĂȘvĂ©, stressĂ©. Et lĂ , soudain, le jour est lĂ . Et tout retombe.
Il y a des silences lourds dâĂ©motion, des regards un peu perdus, des gestes qui tremblent, des Ă©clats de rire nerveux, des cĂąlins volĂ©s aux proches.
Ce moment-lĂ est lâun des plus vrais dâun mariage. Il est fragile, humain, vibrant.
Et moi, jâai le privilĂšge dâen ĂȘtre tĂ©moin.
3. Lâamour nâest pas une pose. Il vit dans le mouvement
Je ne suis pas photographe de décor.
Je suis photographe dâinstants vivants.
Je fuis les photos figĂ©es, les groupes trop rangĂ©s, les sourires pour lâobjectif. Parce que ce nâest pas lĂ que se dit lâessentiel.
Lâamour, je le vois dans une main posĂ©e sur une hanche. Dans un baiser un peu timide. Dans la maniĂšre quâa un partenaire de regarder lâautre sans quâil le sache.
MĂȘme en amitiĂ©, on voit ça : dans un discours, une larme surprise, un regard brillant quâon dĂ©tourne trop tard.
Câest ça que je veux transmettre. Un amour qui ne joue pas. Qui ne triche pas.
4. Boudoir, portraits : lâimage comme outil de rĂ©conciliation
Beaucoup de gens viennent Ă moi en me disant :
> âJe ne suis pas photogĂ©nique. Je ne mâaime pas en photo.â
Et câest lĂ que commence le vrai travail.
Avant chaque sĂ©ance, on discute. On dĂ©construit. On parle de ce que les autres ont dit. De ce que les rĂ©seaux sociaux nous imposent. De lâimage âidĂ©aleâ qui Ă©crase lâimage ârĂ©elleâ.
Pendant la sĂ©ance, je propose parfois des poses⊠mais ce ne sont pas elles que je photographie. Je dĂ©clenche quand la personne bouge, rit, oublie lâobjectif.
Câest dans cet oubli que je vois qui elle est vraiment. Et câest cette lumiĂšre-lĂ que je veux leur rendre.
5. Le sport, le mouvement, la vérité du corps en action
Câest pour ça que jâaime aussi photographier le sport.
Parce que lĂ , personne ne pense Ă moi. Les gens pensent Ă leur corps, Ă leur effort, Ă leur respiration.
Et dans cette concentration intense, la vérité surgit.
Des muscles tendus, un visage dĂ©terminĂ©, une respiration profonde⊠autant dâĂ©motions rĂ©elles qui mâĂ©meuvent autant quâun âouiâ Ă©chappĂ© dâune bouche tremblante.
6. Ătre photographe, câest Ă©couter ce que les gens ne disent pas
Mon travail, ce nâest pas juste offrir des souvenirs.
Câest rendre visibles des instants que mĂȘme les gens qui les ont vĂ©cus nâavaient pas vus.
Câest leur dire : regarde, câest toi ça. Câest vous. Câest cet amour-lĂ que vous partagez.
Je ne travaille pas pour faire joli. Je travaille pour faire vrai.
7. Et si on osait se voir pour de vrai ?
Si vous avez lu jusquâici, câest que vous ne cherchez pas juste un prestataire.
Vous cherchez un témoin. Un regard. Un complice.
Alors peut-ĂȘtre quâil est temps quâon se rencontre.
Un cafĂ©, une visio, une marche dans les bois… Peu importe.
Parlons de ce que vous ressentez. De ce que vous avez envie de garder. De ce que vous nâosez pas encore montrer.
Parce que parfois, il suffit dâun regard pour se rĂ©vĂ©ler.
Et vous?
Quel est, pour vous, ce moment oĂč vous ressentez pleinement l’amours avec vos proches ou avec vous mĂȘme?
Y a t’il un sujet que vous aimeriez que j’aborde dans un prochain article?